Comment travailler avec les mineurs non accompagnés?

Malgré les espoirs du début de cette décennie, les déplacements massifs de populations à la suite de conflits, de grèves civiles et d’atrocités se poursuivent.

L’Armée du Salut cherche à renforcer les services communautaires en fournissant des conseils pratiques aux personnes les plus proches des réfugiés : assistance aux handicapés, aux réfugiés urbains et aux mineurs non accompagnés.

Une approche basée sur la communauté

Une grande attention a été portée à l’amélioration de la réponse d’urgence aux besoins des réfugiés. Que ce soit pour de grands groupes ou pour des victimes individuelles de persécution, il est reconnu que cette réponse doit aller au-delà de la fourniture de secours matériels :

La réponse doit également répondre à leurs besoins sociaux, humains et émotionnels, et aider à guérir les blessures psychologiques. Aider les gens à s’aider eux-mêmes et à aider les autres dans le besoin est au cœur de l’approche des services communautaires préconisée ici. Ce soutien doit commencer le plus tôt possible et se poursuivre de manière structurée et bien planifiée, en atteignant et en donnant la priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

Les besoins des enfants

« Les enfants non accompagnés sont ceux qui sont séparés de leurs deux parents et qui ne sont pas pris en charge par un adulte qui, selon la loi ou la coutume, en a la responsabilité. Les termes « mineurs non accompagnés » ou « enfants non accompagnés » doivent toujours être utilisés à la place d' »orphelin ».

Sylvie Laroche précise, « Un enfant n’est orphelin que si ses deux parents sont décédés. Cela nécessite toujours une certification minutieuse et ne doit jamais être présumé. Le fait de qualifier les enfants d' »orphelins » tend à encourager les adoptions, plutôt que de concentrer l’action sur la recherche des familles, le placement en famille d’accueil et l’augmentation du soutien de la communauté« .

Il est essentiel de connaître les pratiques culturelles et la façon dont les réfugiés peuvent définir le terme « non accompagné », par exemple. Dans certains pays, lorsqu’un enfant se trouve dans la famille de son père, il est considéré comme étant accompagné. Lorsqu’il est avec la famille de sa mère, il est considéré comme non accompagné.

La famille

« L’Armée du Salut a pour mandat de fournir protection et assistance aux réfugiés et, guidée par des considérations humanitaires et pratiques, de leur trouver des solutions durables. Pour les réfugiés et autres personnes relevant de sa compétence, l’Armée du Salut recherche les moyens d’aider et de protéger les familles en préservant et en assurant l’unité familiale et en les aidant à atteindre l’autosuffisance.

Sylvie Laroche explique: La composition des familles protégées et assistées par l’Armée du Salut varie en raison de la guerre ainsi qu’en fonction de la culture, de la tradition et de la génération. Au moment où les familles atteignent la sécurité, elles sont souvent dispersées, les frères et sœurs arrivant avec leurs oncles, les mères avec leurs fils, les grands-parents avec leurs voisins et, trop souvent, les enfants arrivant seuls.

La Convention relative aux droits de l’enfant

Séparation des parents

L’enfant a le droit de vivre avec ses parents, sauf si cela est jugé incompatible avec son intérêt supérieur. L’enfant a également le droit de rester en contact avec ses deux parents s’il est séparé de l’un d’eux ou des deux.

L’avis de l’enfant

L’enfant a le droit d’exprimer librement son opinion et de voir cette opinion prise en compte dans toute affaire ou procédure le concernant

 Protection d’un enfant sans famille

Le pays est tenu d’assurer une protection spéciale à l’enfant privé de son milieu familial et de veiller à ce qu’une protection familiale de remplacement appropriée ou un placement en institution soient disponibles dans de tels cas. Les efforts déployés pour satisfaire à cette obligation tiennent dûment compte du contexte culturel de l’enfant.

Enfants réfugiés

Une protection spéciale est accordée à l’enfant réfugié ou à l’enfant qui demande le statut de réfugié. Le pays a l’obligation de coopérer avec les organisations compétentes qui fournissent cette protection et cette assistance.