Les mineurs non accompagnés de nos jours

Depuis fort longtemps, les hommes ont toujours migré pour diverses raisons. Mais aujourd’hui, le phénomène s’accentue et une nouvelle catégorie de migrants fait de plus en plus parler d’elle : les mineurs non accompagnés. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à émigrer seuls. Étant plus innocents et plus fragiles que les adultes, quel soutien est réservé pour ces mineurs non accompagnés ?

Les mineurs non accompagnés : l’état des lieux

Ils fuient les guerres, les situations d’insécurités ou ils rêvent d’un avenir meilleur. Les raisons qui poussent les jeunes mineurs à émigrer sont diverses. Sans famille et sans repères, ils arrivent après de longs voyages traumatisants (pour les plus chanceux) dans leur pays de rêve où il leur faudra faire face à de nouvelles réalités.

Il existe aujourd’hui un arsenal juridique pour la protection et le suivi des mineurs isolés étrangers. La Convention Internationale sur les Droits de l’Enfant met au premier rang l’intérêt supérieur de l’enfant et fait obligation aux États de leur fournir les services sociaux de base.

En 2018, ils sont 17 000 à être reconnus par le Ministère de la Justice en France. Ils sont donc qualifiés pour bénéficier de l’accompagnement des services sociaux français.

En plus des efforts que fournissent les États, ils sont accompagnés par les organismes tels que l'Unicef, l’Armée du Salut, Save Children Fund, l'association internationale de la protection de l’enfant, etc.

L’accompagnement des États aux mineurs isolés étrangers

Les politiques offrent un cadre légal et administratif pour la protection des mineurs non accompagnés. Ainsi, il existe dans les États, des structures publiques d’aide aux migrants mineurs qui offre les services sociaux de base. Ces structures leur offrent un logement, une scolarité ou une formation. Ils leur permettent de rêver et de se projeter dans l’avenir avec confiance.

Malgré le dispositif légal et administratif mis en place par les États pour faciliter l’intégration des mineurs non accompagnés, de nombreux dysfonctionnements s’observent partout. Des centaines de milliers de jeunes enfants isolés n’arrivent pas à bénéficier de ces services.

La conséquence de cet état de choses est que plusieurs enfants étrangers non accompagnés se retrouvent déboussolés et n’ont que la rue comme option. Ils sont ainsi exposés à la délinquance, la violence physique et psychologique, la prostitution, la consommation de stupéfiants, etc.

L’accompagnement des associations humanitaires aux mineurs non accompagnés

Face à cette défaillance des États à garantir un accompagnement digne pour les jeunes migrants, les associations prennent le relais et essayent de combler le vide autant que possible. Parmi elles, l’Armée du Salut, fondé en 1878 combat la pauvreté et la précarité auxquelles sont soumis les mineurs étrangers non accompagnés.

Depuis des décennies, ce mouvement international milite pour le progrès social. Il organise des événements pour lever des fonds. Ces fonds sont utilisés pour ses innombrables projets d’aides aux migrants. L’Armée du Salut recrute et sollicite des bénévoles qui aident à :

  • l’hébergement des migrants avec une priorité pour les mineurs non accompagnés, afin de leur offrir une vie digne
  • la scolarisation et la formation des jeunes mineurs étrangers pour de belles perspectives d'avenir.
  • et à l’alphabétisation pour une meilleure intégration sociale.

Par ailleurs, l'association assure également une prise en charge sanitaire et alimentaire indispensable au bon développement des mineurs non accompagnés.

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